Il pourrait paraître étrange de rappeler cette réalité qui fait pourtant le concret de millions de salariés et, au-delà, de millions de Français. C’est pourtant devenu indispensable au moment où s’ouvre une 3ème Conférence Sociale, objet désormais de toutes les polémiques, de tous les chantages et de tous les positionnements tacticiens.

Pour l’UNSA, la gravité de la situation justifie à elle seule que soit préservé et défendu ce moment de dialogue et de construction qu’est la Conférence sociale.

Tout le monde le sait pourtant bien :

  • la priorité des priorités, c’est l’emploi ;
  • rien n’est possible en matière d’emploi et, plus généralement en matière économique et sociale, sans engagement pratique, sans mobilisation coordonnée des acteurs que sont les salariés, les entreprises et les pouvoirs publics ;
  • aucun engagement, aucune mobilisation de cette nature ne se fera sans construction commune autour d’un compromis.

Voilà, pour l’UNSA, quels sont les enjeux d’une Conférence sociale et à quoi celle-ci doit servir. Voilà à quoi elle entend apporter avec conviction et combativité sa contribution dans les différents ateliers.

Elle s’y battra pour que le pacte de responsabilité se mette concrètement en œuvre au bénéfice de l’emploi, notamment des jeunes et des séniors, et de l’investissement. Elle y mettra en avant la nécessité d’une Europe sociale, réorientée autour d’un vaste plan d’investissement visant la croissance durable et l’emploi. Elle y défendra sa conception d’une protection sociale de qualité, de services publics atouts du développement du pays et de sa cohésion sociale, d’une formation et d’une éducation offrant les outils de la qualification, de l’insertion citoyenne et de l’évolution professionnelle.

C’est autour de ces questions que l’UNSA souhaite que la 3ème Conférence sociale débouche sur une nouvelle feuille de route pragmatique et concrète. Pour l’UNSA, plus que jamais, l’heure est à l’engagement, pas aux postures ni aux chantages. Le dialogue social et le compromis en sont les outils indispensables.

À l’UNSA, comme à tous les partenaires sociaux et politiques, la même question est posée : pour avancer, le dialogue social sinon quoi ?