Son objectif était d’obtenir des engagements précis :

  • D’abord que le pacte de responsabilité se mette concrètement en œuvre au bénéfice de l’emploi, notamment des jeunes, des seniors et, de celles et ceux qui en sont le plus éloignés, en particulier par le handicap ou le chômage de longue durée. La feuille de route annoncée par le Premier ministre y répond globalement à travers la demande d’accélération des négociations de branche sur le pacte de responsabilité, la mise en œuvre d’un comité de suivi de l’utilisation du CICE mais aussi, vieille revendication de toutes les organisations syndicales, de l’ensemble des aides publiques aux entreprises, l’annonce d’un rendez-vous sur l’apprentissage avec, de surcroît un engagement accru de l’Éducation nationale, le déploiement de la « garantie jeunes », la perspective d’une négociation sur les chômeurs de longue durée et la tenue d’assises de l’investissement.
  • Ensuite qu’une impulsion européenne soit donnée pour la croissance et l’emploi, revendication de la Confédération Européenne des Syndicats : le soutien de la France à cette réorientation de la politique européenne a été clairement manifesté par le Premier ministre.
  • Enfin que, face à la décentralisation et à la réforme de l’État, une vraie instance de dialogue social soit mise en place : la demande a été là encore intégrée dans la feuille de route.

Une feuille de route ne vaut pas réalisation. Aussi l’UNSA veillera-t-elle à la concrétisation de l’ensemble de ces mesures. Mais à ceux qui mettaient en doute l’utilité de la Conférence Sociale et donc du dialogue, une réponse a été clairement apportée.